L’ENTRETIEN ET LA RENOVATION DES ETABLISSEMENTS À LA CHARGE DE LA REGION POUR DES LOCAUX SÛRS, RENOVES, ET ENTRETENUS POUR UNE SCOLARITE SEREINE
MOTION VOTÉE À L’unanimité au congrès de Juin 2025
Le manque d’investissement de la Région Ile-De-France dans les locaux des lycées et cités scolaires à Paris a dégradé, au fils des années, les conditions d’accueil des élèves et l’environnement de travail des communautés éducatives.
Faute d’avoir été entretenus, les locaux de certains établissements, vétustes ou simplement dégradés, mettent à risque la sécurité des occupants : plusieurs bâtiments parisiens sont ainsi emballés de filets pour éviter des accidents.
Un problème plus critique se pose quand des classes entières doivent être relocalisées pendant des travaux qui peuvent durer plus de dix ans et ne peuvent pas se faire en site occupé.
Plusieurs établissements, notamment parmi les cités scolaires, attendent une nécessaire rénovation depuis de nombreuses années, mais n’ont toujours aucune visibilité sur les perspectives de travaux. À cause de ces atermoiements, les bâtiments continuent de se dégrader, et des travaux ponctuels et temporaires mais néanmoins coûteux sont engagés en urgence pour satisfaire aux exigences de sécurité et d’hygiène.
La FCPE Paris exige :
- Qu’un état des lieux du bâti et des actions engagées dans chaque lycée public soit établi et publié chaque année, indiquant les niveaux de criticité par établissement ;
- Qu’une commission transverse à l’échelle académique soit constituée, incluant des parents d’élèves, pour anticiper le plus possible les conséquences sur les enseignants et les élèves et éviter les déplacements d’urgence ;
- Que des lycées « tampon » soient maintenus pour accueillir des classes pendant les travaux qui devront être faits sur les décennies à venir, en évitant de les concentrer en périphérie et en préfabriqué (les expériences de ces dernières années montrent la nécessité d’anticiper et d’avoir des locaux d’accueil temporaire) ;
- Qu’un fond d’urgence soit alloué par l’état et les collectivités locales pour faciliter les prochains grands chantiers ;
- Que les travaux soient programmés de façon prioritaire durant les vacances scolaires ;
- Que, pour chaque chantier, soit systématiquement mis en place en amont et durant toute la durée des travaux :
- Une commission réunissant la région, le rectorat, la ville, ainsi que l’équipe de direction et des représentants des enseignants, des élèves, des parents d’élèves et des personnels techniques de l’établissement concerné, au sein de laquelle seront travaillés les sujets d’organisation et de logistique ;
- Une communication claire et un calendrier mis à jour par le maître d’ouvrage à destination des occupants de l’établissement concerné ;
- La possibilité de créer des cours « oasis » dans les cités scolaires à l’instar des projets qui fleurissent dans les collèges parisiens.