POUR UNE RESTAURATION SCOLAIRE SOUCIEUSE DU GOÛT, DE LA SATIÉTÉ et de la participation des parents à Paris
Motion adoptée avec 93,5% de vote POUR
La restauration scolaire est un maillon essentiel de l’éducation à la santé et au bien-manger. Pourtant, à Paris, la qualité des repas servis demeure inégale d’un établissement ou d’un arrondissement à l’autre, malgré l’adoption du Plan Alimentation Durable en Conseil de Paris en juin 2022. Les disparités sont nombreuses : goût, fraîcheur, diversité, présentation, mode de préparation, origine des produits, nombre d’éléments sur le plateau… comme l’ont montré les résultats de la consultation nationale menée par l’Association pour une Alimentation Durable et l’Ifop.
Un cadre législatif pour une alimentation responsable
Depuis 2022, la loi Égalim impose des objectifs clairs à la restauration collective : 50 % de produits durables ou de qualité, dont 20 % issus de l’agriculture biologique, ainsi qu’un repas végétarien par semaine.
Compte tenu de ces constats et des travaux menés par le groupe de travail des adhérents de la FCPE Paris en 2025,
La FCPE Paris demande :
- Que les qualité et satiété soient garanties pour chaque enfant à chaque repas, en offrant des portions adaptées aux goûts et besoins nutritionnels des enfants, sans jamais réduire la quantité au prétexte de la lutte contre le gaspillage alimentaire.
- De proposer des goûters équilibrés et nutritifs dans le 1er degré, en évitant les goûters industriels au profit de produits simples comme le pain, les fruits, le lait.
- Que les choix soient diversifiés et de favoriser des produits bruts, en réduisant au maximum l’usage de produits transformés, principalement encore trop utilisés lors des préparations végétariennes, et en privilégiant des plats à base de produits bruts, comme des légumes frais.
- Que la conception des menus permette la distinction entre les différents éléments qui les composent. Les repas devraient être visuellement attractifs pour inciter les enfants à apprécier des saveurs variées.
- Que la mise en place des menus et alternatives végétariennes soit mieux accompagnée, en diversifiant les sources de protéines, en intégrant progressivement les plats végétariens, pour éduquer les palais. Les plats végétariens doivent répondre à une attente réelle des usagers.
- Une équité des menus proposés et de la qualité des repas dans tous les arrondissements quelle que soit la Caisse des écoles. Le coût moyen du plateau doit être le même partout.
- Que les Caisses des écoles parisiennes garantissent une transparence totale sur les règles d’accès à leurs instances de décision, en s’assurant que les modalités de vote et de candidature au Caisses des écoles soient harmonisées et rendues accessibles à tous, afin d’encourager une participation active des parents.
- Qu’une commission “Cantine” soit mise en place dans tous les lycées.
- Que les conclusions des expérimentations locales (“salade bar” par exemple) soient communiquées aux représentants des fédérations de parents d’élèves, afin de co-construire, avec eux, des solutions adaptées aux besoins des élèves et aux spécificités de chaque territoire.