Grève du 23 septembre 2021: La FCPE Paris soutient les enseignants
Cette rentrée encore de nombreux élèves se retrouvent sans enseignant pour leur faire cours. Cette année, plus que toute autre, nombres de postes ne sont pas occupés faute de candidat aux concours de recrutement.
Le Ministère envisage sereinement d’embaucher des étudiants et des contractuels non formés pour enseigner. La FCPE Paris s’insurge d’une telle situation! Depuis le début du quinquennat, les tensions au sein de l’Education nationale ont atteint un niveau élevé, comme le montre le nombre croissant d’appels à la mobilisation lancés par l’ensemble des acteurs de la communauté éducative.
La FCPE Paris a été au rendez-vous de chacune de ces mobilisations passées et soutient pleinement l’appel à la grève des enseignants du premier et du second degré de jeudi 23 septembre pour exiger, comme par le passé, que l’Education demeure une priorité nationale dans les faits et dans les actes.
Pour une revalorisation du métier d’enseignant
Il manque encore et toujours des enseignants, dans de nombreuses matières. Les élèves ont besoin d’avoir devant eux des enseignants qualifiés, et non pas des étudiants ou des contractuels plongés dans le bain sans accompagnement ni formation de qualité.
Or pour avoir des professeurs pour tous les élèves, la revalorisation du métier est indispensable. Il est nécessaire d’avoir plus de candidats aux concours et éviter le départ de professeurs, usés et fatigués par des conditions de travail difficiles, des tâches qui s’emplilent et des classes surchargées. Nos enfants sont les premiers pénalisés par les conditions dégradées d’enseignement.
Pour un plan de relance de l’Education nationale
Au lendemain de l’annonce du budget 2022 de l’Education nationale, la FCPE Paris s’associe à l’appel à la mobilisation des enseignants en faveur d’un plan de relance globale de l’Education nationale, digne de ce nom le jeudi 23 septembre 2021.
Dans le premier degré, malgré les oppositions nombreuses à une évolution libérale de l’Ecole et le rejet de la loi Rilhac, le gouvernement propose, à nouveau, que les directeurs d’école aient des pouvoirs supérieurs à ceux des chefs d’établissement sur les enseignants de leur école, en les recrutant. Cette évolution ne répond pas aux besoins des directeurs, qui ont avant tout besoin d’adjoints. Cette évoution va juste rendre leur vie plus difficile en les isolant des professeurs et en renforçant l’autorité des inspecteurs sur eux.
Dans le second degré, le nombre d’élèves par classe a régulièrement augmenté depuis 2017 et, paradoxalement, les suppressions de postes aussi. Le résultat se voit dans les classes surchargées et avec tout ce que cela entraine comme surcharge de travail pendant et après les cours pour l’ensemble de la communauté éducative.
L’enjeu de la mobilisation du 23 septembre est de taille et dépasse l’avenir des enseignants. Les parents d’élèves l’ont bien compris. Les changements radicaux de leurs conditions de travail annoncés font évoluer la conception même du métier d’enseignant et donc la place émancipatrice qu’on attribue – ou pas –à l’enseignement dans la société.